Passer du constat à l’action

Les leçons précédentes ont montré ce que signifie se contenter de moins, les dangers que cela produit et les signes qui permettent de reconnaître cette attitude. La leçon précédente a posé une première base pour en sortir : le contentement, c’est-à-dire apprendre à se reposer dans la suffisance de Christ au lieu de vivre dans l’angoisse du manque.

Cette sixième leçon devient encore plus pratique. Il ne suffit pas de reconnaître que nous avons accepté moins dans un domaine. Il faut maintenant changer notre manière de penser, identifier honnêtement où nous nous sommes installés, confronter la peur, protéger nos valeurs, retrouver une vision plus grande, choisir correctement notre entourage et avancer lorsque le Saint-Esprit nous conduit.

« 6C’est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement »

1 Timothée 6.6 · LSG

Le contentement reste le point de départ : Dieu ne nous demande pas de poursuivre son meilleur dans l’anxiété. Nous pouvons avancer tout en restant convaincus qu’il prend soin de nous. Se libérer du fait de se contenter de moins ne consiste donc pas à courir après tout ce qui paraît plus grand. Il s’agit de rester attaché à Dieu et d’avancer vers ce qui correspond à sa volonté pour nous.

1. Renouveler notre manière de penser sur notre identité

Le premier terrain sur lequel nous commençons à nous contenter de moins est souvent notre identité. Dès que nous oublions qui nous sommes en Christ, il devient plus facile d’accepter des choses qui ne correspondent pas à ce que Dieu dit de nous.

Nous ne sommes pas ce que notre passé dit de nous. Nous ne sommes pas non plus ce que les autres, nos erreurs ou nos peurs disent de nous. Notre identité se reçoit de Dieu : pardonnés, rachetés, aimés, rendus justes et complets en Christ. Le comportement peut encore avoir besoin de changer, mais il ne doit pas devenir la définition de notre identité.

Dans le désert, Satan tente Jésus en attaquant précisément ce point : « Si tu es Fils de Dieu… » Jésus n’a pas besoin de transformer une pierre en pain pour prouver qui il est. Il sait déjà qui il est. De la même manière, nous n’avons pas besoin de faire des compromis pour prouver notre valeur ou pour mériter une place.

« 2Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »

Romains 12.2 · LSG

La transformation passe par notre manière de penser. Si nous continuons à penser exactement comme avant, nous continuerons souvent à vivre exactement comme avant. Renouveler notre intelligence, c’est apprendre à aligner nos pensées sur ce que Dieu dit, jusqu’à ce que notre manière de voir nous-mêmes, les autres et nos possibilités commence à changer.

Une pratique proposée est simple : se rappeler régulièrement que nous sommes aimés de Dieu et que nous sommes dignes de son meilleur. Son meilleur ne sera pas identique pour chacun. Il correspond à la manière dont Dieu nous a façonnés, à notre but et à sa volonté pour notre vie.

2. Identifier honnêtement les endroits où nous nous sommes installés

La liberté commence par la lucidité. Il faut pouvoir nommer les domaines dans lesquels nous avons accepté moins. Tant que nous restons dans le silence ou le déni, il est difficile de changer quoi que ce soit.

Cela peut concerner les relations. Sommes-nous avec quelqu’un simplement parce que nous avons peur d’être seuls ? Acceptons-nous des amitiés qui nous font constamment nous sentir inférieurs, utilisés ou maltraités ? Creflo raconte que Taffi a refusé sa première demande en mariage parce qu’il vivait encore chez sa mère, conduisait la voiture de sa mère et n’était pas encore prêt. Il résume cela ainsi : elle avait des critères non négociables et n’était pas disposée à se contenter de moins simplement parce qu’une relation existait déjà.

Cela peut aussi concerner la carrière. Avons-nous choisi un travail uniquement parce qu’il représentait le chemin le plus rapide vers un salaire, alors que nous savons que Dieu nous a façonnés pour autre chose ? La question n’est pas de quitter impulsivement son emploi, mais d’être honnête sur le fait que nous avons peut-être cessé de chercher la direction de Dieu.

Le même examen vaut pour la croissance spirituelle. On peut se contenter de ce que l’on sait déjà, ne plus vouloir être corrigé, ne plus chercher à apprendre et confondre accumulation de connaissances avec maturité. Pourtant, la maturité se voit surtout dans le fruit : savoir pardonner, aimer malgré un désaccord, ne pas répondre à chaque provocation, maîtriser sa langue et ne pas vivre constamment offensé.

Creflo raconte une scène en voiture où un conducteur furieux multipliait les gestes insultants après qu’il lui eut coupé la route par erreur. Taffi lui répétait de ne pas regarder et de ne pas répondre. Il reconnaît que l’envie de réagir montait, mais qu’il a fini par laisser passer. Pour lui, ce type de situation révèle concrètement notre niveau de maturité : savoir ne pas prendre l’offense qui nous est offerte.

Il applique aussi la question à la santé : avons-nous accepté une douleur, une mauvaise habitude ou une limitation comme inévitable sans chercher ce que nous pouvons changer ? Il explique avoir travaillé son équilibre avec des exercices de rebond parce qu’il refusait de considérer certaines pertes physiques comme normales simplement avec l’âge. Le principe n’est pas de remplacer le médecin ni de nier un diagnostic, mais d’assumer aussi notre part de responsabilité et de rester attentif à la direction du Saint-Esprit dans notre santé.

« 19Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité. »

Hébreux 3.19 · LSG

Israël est donné comme exemple d’un peuple resté dans le désert parce qu’il n’a pas confronté son incrédulité. La question à poser devient donc personnelle : où ai-je fini par m’installer ?

3. Confronter la peur avec la foi

La peur est l’un des moteurs les plus fréquents du fait de se contenter de moins. Elle demande : « Et si j’échoue ? » La foi répond : « Et si Dieu se manifeste ? » Si la peur décide constamment à notre place, nous finirons par choisir uniquement ce qui paraît sûr, même lorsque Dieu nous conduit ailleurs.

Une instruction très pratique est donnée : lorsqu’une pensée de peur arrive, ne pas seulement essayer de penser plus fort qu’elle. Ouvrir la bouche et répondre avec ce que nous croyons. Une pensée dit : « Je vais mourir. » Nous pouvons répondre : « Je vivrai et je ne mourrai pas. Je fais confiance à Dieu. » Une pensée dit : « Je n’y arriverai jamais. » Nous pouvons déclarer ce que la Parole dit de notre identité et de la présence de Dieu avec nous.

L’idée est de ne pas laisser une petite pensée de peur s’installer, en attirer d’autres et construire progressivement toute une manière de penser. Nous pouvons la confronter tôt, avant qu’elle devienne une conviction qui dirige nos décisions.

4. Refuser de négocier nos valeurs

Se contenter de moins finit souvent par produire du compromis. Pour en sortir, il faut savoir ce qui n’est pas négociable dans notre vie. Les valeurs qui correspondent à notre foi ne devraient pas être abandonnées simplement pour conserver une relation, obtenir un avantage ou éviter un conflit.

« 8Daniel résolut de ne pas se souiller par les mets du roi et par le vin dont le roi buvait, et il pria le chef des eunuques de ne pas l’obliger à se souiller. »

Daniel 1.8 · LSG

Daniel avait décidé à l’avance où se trouvait sa limite. Il n’attend pas d’être sous pression pour commencer à déterminer ce qu’il croit. C’est l’intérêt des non-négociables : décider clairement ce qui n’est pas ouvert à la discussion ou à la modification.

Dans une relation, la violence peut être un non-négociable. Dans le travail, l’intégrité peut en être un autre. Le respect du temps peut également en faire partie. Creflo explique par exemple qu’il accorde une grande valeur à la ponctualité : pour lui, la manière dont quelqu’un traite son temps peut déjà donner une indication sur la manière dont cette personne travaillera ensuite.

Les non-négociables ne servent pas à devenir rigide ou supérieur. Ils servent à éviter que la peur de perdre quelqu’un, le besoin d’approbation ou la difficulté à dire non nous conduisent à compromettre ce que nous savons juste. Une phrase revient dans la série : ce que nous compromettons pour garder quelque chose, nous risquons de le perdre malgré tout.

5. Recommencer à rêver plus grand avec Dieu

Se contenter de moins rétrécit progressivement notre vision. Au début, nous avions peut-être un rêve, un projet, une idée pour notre famille, notre travail ou notre ministère. Puis, à force de peur, de déception ou d’attente, la vision s’est réduite jusqu’à ce que l’ordinaire devienne notre plafond.

« 20Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons »

Éphésiens 3.20 · LSG

Ce verset devient une invitation à revoir nos rêves avec Dieu. Si Dieu peut faire au-delà de ce que nous demandons ou pensons, la question n’est pas seulement : « Est-ce que mon projet est réaliste ? » Elle peut aussi devenir : « Seigneur, est-ce que je pense encore assez grand pour ce que tu veux faire ? »

Le but n’est pas de fabriquer de grands rêves pour nous impressionner nous-mêmes. Il est de revisiter nos objectifs avec Dieu et de lui laisser la possibilité d’agrandir une vision que la peur ou l’habitude ont rétrécie.

6. Choisir un entourage qui construit notre foi

Nous ne pouvons pas ignorer l’influence de notre environnement. Se contenter de moins prospère facilement dans un cercle rempli de doute, de négativité et de personnes qui nous rappellent continuellement pourquoi nous ne pouvons pas avancer.

« 20Celui qui fréquente les sages devient sage, mais celui qui se plaît avec les insensés s’en trouve mal. »

Proverbes 13.20 · LSG

Il peut donc être nécessaire de revoir notre cercle. Le fait qu’une personne soit proche de nous ne signifie pas automatiquement qu’elle nous aide à avancer. Nous avons besoin de personnes capables de nous rappeler notre valeur, de nourrir notre foi, de dire la vérité et de ne pas constamment réduire ce que Dieu met dans notre cœur.

Il ne s’agit pas d’exclure toute personne qui n’est pas d’accord avec nous. Il s’agit de reconnaître que certains environnements nous rendent systématiquement plus craintifs, plus négatifs ou plus petits, tandis que d’autres nous poussent à devenir plus sages et plus fidèles à ce que Dieu nous demande.

7. Faire un pas courageux d’obéissance

Se contenter de moins signifie souvent rester immobile. La liberté demande parfois un pas. Pas nécessairement un saut spectaculaire, mais un mouvement concret dans la direction que Dieu montre.

« 9Ne t’ai-je pas donné cet ordre : Fortifie-toi et prends courage ? Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. »

Josué 1.9 · LSG

Le pas peut être très concret : commencer une démarche, reprendre une formation, lancer progressivement une activité, poser une limite dans une relation, demander conseil, chercher un nouvel emploi ou simplement obéir à une instruction que nous repoussons depuis longtemps.

L’important est d’écouter le Saint-Esprit plutôt que de rester immobile uniquement parce que nous ne savons pas encore comment tout va se faire.

Cette relation avec le Saint-Esprit enlève aussi une partie de la peur de se tromper. Si nous faisons un pas et que ce n’est pas la bonne direction, Dieu est encore avec nous pour nous corriger et nous rediriger. Le but n’est pas d’avoir une confiance absolue en nous-mêmes, mais de développer une confiance suffisamment réelle dans sa direction pour avancer.

Ce qu’il faut examiner

Ne plus se contenter de moins demande donc plus qu’un simple désir de changement. Il faut renouveler notre pensée, reconnaître nos zones de résignation, confronter la peur, protéger nos valeurs, retrouver une vision, choisir notre entourage et obéir lorsque Dieu nous montre une prochaine étape.

Le fil conducteur reste le même : nous ne cherchons pas « plus » pour rivaliser avec quelqu’un. Nous cherchons le meilleur de Dieu pour nous. Ce meilleur correspond à notre identité, à la manière dont il nous a façonnés et à la direction du Saint-Esprit dans notre vie.

Le contentement nous permet de faire tout cela sans anxiété. Nous pouvons être en paix aujourd’hui sans décider que nous devons rester au même endroit demain. Nous pouvons reconnaître ce que Dieu a déjà fait, tout en restant disponibles pour le prochain pas qu’il nous demande.

Pour méditer

  • Dans quel domaine ai-je le plus besoin de renouveler ma manière de penser sur qui je suis en Christ ?
  • Où est-ce que je reconnais aujourd’hui que je me suis installé dans moins : une relation, une carrière, ma croissance spirituelle, ma santé ou un autre domaine ?
  • Quelle peur guide encore certaines de mes décisions, et quelle vérité de Dieu puis-je lui répondre ?
  • Quels sont les non-négociables que je dois clarifier dans mes relations, mon travail ou ma manière de vivre ?
  • Quel rêve ou objectif ai-je progressivement réduit parce que j’ai cessé de croire qu’il pouvait encore se réaliser ?
  • Mon entourage nourrit-il ma foi et ma sagesse, ou entretient-il surtout le doute et les faibles attentes ?
  • Quel est le prochain pas concret d’obéissance que je sais déjà devoir faire ?
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Passages cités

1 Timothée 6.6 ; Romains 12.2 ; Hébreux 3.19 ; Daniel 1.8 ; Éphésiens 3.20 ; Proverbes 13.20 ; Josué 1.9.

Source

Ce texte est un résumé en français de l’enseignement de Creflo Dollar. Les exemples personnels, analogies et interprétations présentés ici reflètent son enseignement dans la vidéo originale. Ils ont été condensés pour la lecture, sans chercher à les remplacer par une autre interprétation.

Pour suivre l’enseignement complet, vous pouvez regarder la vidéo originale sur YouTube : Breaking Free From Settling for Less Pt 2.

Traduction biblique utilisée : Louis Segond 1910 (LSG).