Nous arrivons au terme de cette série avec une idée beaucoup plus large que la simple question : « Suis-je dans la volonté de Dieu ou non ? » Les six leçons ont progressivement déplacé le regard. La volonté de Dieu n’est pas présentée comme un test où une mauvaise réponse ferait tout s’écrouler. Elle apparaît comme un chemin de relation, de discernement, de croissance et de confiance.

Le croyant peut se tromper. Il peut choisir par peur, par impatience, par confort ou parce qu’il veut tellement quelque chose qu’il finit par décider avant de consulter Dieu. Il peut rester trop longtemps dans une saison terminée ou partir trop tôt d’un endroit où il devait encore grandir. Il peut ignorer des signaux évidents, accepter moins que ce que Dieu voulait ou confondre résignation et contentement. Mais aucune de ces réalités ne signifie que Dieu cesse de l’aimer ou que le Saint-Esprit abandonne son travail.

C’est probablement l’un des points les plus libérateurs de toute la série : une mauvaise sortie n’est pas la fin de la route. Dieu sait corriger un itinéraire.

1. La volonté de Dieu commence par une relation, pas par une carte parfaite

Au début de la série, l’image de l’« endroit appelé là-bas » a donné une manière simple de penser la direction de Dieu. Élie ne reçoit pas un plan complet de toute sa vie. Il reçoit une instruction pour une saison : aller au torrent de Kerith, où la provision l’attend. Puis le torrent sèche et une nouvelle instruction vient.

Cette image nous oblige à abandonner deux illusions. La première est que nous devons tout savoir avant d’avancer. La seconde est qu’une instruction reçue hier doit nécessairement rester valable demain. Dans la vie avec Dieu, il y a des moments pour rester et des moments pour bouger. Le point stable n’est pas le lieu. Le point stable est celui qui conduit.

« 13Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. »

Jean 16.13 · LSG

La série revient donc sans cesse au Saint-Esprit. Il conduit, avertit, redirige, travaille dans nos désirs et nous apprend à discerner. Cela signifie aussi que la volonté de Dieu ne se résume pas à chercher un signe spectaculaire. Elle se construit dans une relation suffisamment réelle pour que nous puissions reconnaître une conviction, une perte persistante de paix, une motivation mauvaise, une saison qui se termine ou un pas que nous savons devoir faire.

2. Une mauvaise direction a des conséquences, mais elle ne nous remet pas sous la malédiction

La première leçon a posé une distinction qui protège toute la suite : l’ancienne alliance et la nouvelle ne peuvent pas être traitées comme si rien n’avait changé après Jésus. Dans l’ancienne alliance, la désobéissance était liée aux malédictions prévues par la loi. Dans la nouvelle alliance, le croyant n’est pas abandonné par Dieu parce qu’il s’est trompé de chemin.

Cela ne rend pas les choix sans conséquences. Nous récoltons ce que nous semons. Une décision prise uniquement par la chair peut produire de la confusion, nous faire perdre du temps, nous éloigner de la paix, créer des problèmes relationnels ou nous faire manquer certaines occasions. Mais la réponse de Dieu n’est pas : « Tu t’es trompé, je te quitte. » Elle ressemble davantage à la correction d’un Père qui veut ramener son enfant dans la bonne direction.

Cette nuance est importante aussi lorsque nous traversons une épreuve. Toute difficulté n’est pas une punition. Toute opposition n’est pas un signe qu’il faut partir. Dans certaines situations, la difficulté est une conséquence d’un chemin mal choisi. Dans d’autres, elle fait partie du chemin lui-même. La maturité consiste à apprendre à discerner la différence plutôt qu’à réagir automatiquement.

3. La paix et la joie sont des indicateurs, pas des formules magiques

Plusieurs leçons utilisent la paix et la joie comme éléments à examiner. Une décision peut paraître excellente sur le papier tout en laissant une agitation profonde et durable. À l’inverse, une situation difficile peut être accompagnée d’une paix intérieure qui nous fait savoir que nous devons encore rester.

Il faut donc éviter deux excès. Le premier serait d’ignorer complètement la paix intérieure et de continuer à forcer une situation uniquement parce qu’elle semble logique. Le second serait de traiter chaque moment d’inconfort comme une preuve que Dieu nous dit de partir. La série ne fait pas du confort le critère de la volonté de Dieu. Elle rappelle même que la croissance se produit souvent dans l’inconfort.

La bonne question n’est donc pas simplement : « Est-ce que cette situation est agréable ? » Elle est : « Au milieu de cette situation, est-ce que je reconnais encore la direction de Dieu ? Est-ce que ma paix est profondément troublée parce que je résiste à quelque chose, ou suis-je simplement en train de traverser une saison difficile qui me fait grandir ? »

4. Se contenter de moins peut être plus subtil qu’on ne le pense

La partie centrale de la série a montré que se contenter de moins n’est pas toujours spectaculaire. Cela peut ressembler à une phrase raisonnable : « au moins j’ai un travail », « au moins je ne suis pas seul », « au moins je fais mieux que lui », « c’est comme ça », « je ne veux pas prendre de risque », « je ne pense pas pouvoir avoir mieux ».

À force, ces phrases deviennent un plafond. La peur devient un guide. Le confort remplace la croissance. L’impatience nous fait choisir une solution rapide. L’incrédulité nous convainc que ce que Dieu a mis dans notre cœur n’est probablement pas pour nous. Nous ignorons les signaux d’alerte, nous diminuons nos standards, nous restons dans des relations qui nous épuisent ou nous rétrécissons notre vision pour qu’elle corresponde à ce que nous pensons pouvoir contrôler.

Le danger n’est pas seulement d’avoir « moins ». Il est de laisser ce moins redéfinir qui nous sommes et ce que nous attendons. Une situation temporaire finit par devenir une identité. Une saison de manque devient « ma vie sera toujours comme ça ». Une blessure devient « je ne peux plus faire confiance ». Une erreur devient « c’est tout ce que je mérite ».

C’est précisément pour cela que l’identité en Christ revient dans presque toutes les leçons. Si nous oublions qui nous sommes, nous devenons plus faciles à convaincre que moins est suffisant.

5. Le contentement empêche « le meilleur de Dieu » de devenir une nouvelle obsession

La cinquième leçon apporte l’équilibre indispensable. Refuser de se contenter de moins ne signifie pas devenir incapable d’apprécier ce que l’on a. Cela ne signifie pas vivre dans une frustration permanente ni penser que plus grand est toujours plus spirituel.

« 11Ce n’est pas en vue de mes besoins que je dis cela, car j’ai appris à être content de l’état où je me trouve. 12Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. 13Je puis tout par celui qui me fortifie. »

Philippiens 4.11-13 · LSG

Le contentement est la capacité de rester stable en Christ pendant que l’extérieur change. Il ne dit pas : « Je n’ai besoin de rien et je ne veux plus avancer. » Il dit : « Ma situation actuelle ne décide pas de ma valeur, de mon identité ou de ma sécurité. Christ reste ma suffisance. »

Cette stabilité change notre manière de poursuivre le meilleur de Dieu. Nous n’avons plus besoin de nous précipiter. Nous pouvons attendre sans paniquer. Nous pouvons dire non à une mauvaise relation sans croire que nous resterons seuls pour toujours. Nous pouvons refuser un compromis sans imaginer que cette occasion était la dernière. Nous pouvons quitter une saison lorsqu’elle est terminée sans faire de la suivante notre nouvelle source de sécurité.

Le contentement nous permet donc de tenir ensemble deux vérités qui pourraient sembler opposées : être reconnaissant aujourd’hui et rester disponible pour demain.

6. La sortie du piège devient très concrète

La dernière leçon transforme les principes en décisions. Nous ne sortons pas du fait de nous contenter de moins par une émotion forte un dimanche. Nous en sortons en renouvelant notre manière de penser, en devenant honnêtes sur les domaines où nous nous sommes installés, en confrontant la peur, en clarifiant nos non-négociables, en laissant Dieu agrandir une vision rétrécie, en choisissant un entourage qui nourrit la foi et en faisant le prochain pas d’obéissance.

Ces clés ont quelque chose de très pratique : elles obligent à sortir des généralités. « Je veux la volonté de Dieu » devient : « Quelle pensée dois-je renouveler ? Où ai-je accepté moins ? Quelle peur décide encore ? Qu’est-ce que je refuse désormais de compromettre ? Quel rêve ai-je réduit ? Qui influence mes attentes ? Quel pas dois-je faire maintenant ? »

« 9Ne t’ai-je pas donné cet ordre : Fortifie-toi et prends courage ? Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. »

Josué 1.9 · LSG

Le prochain pas n’a pas besoin d’être spectaculaire. Dans certains cas, il consistera à rester là où nous sommes et à grandir. Dans d’autres, à poser une limite. Dans d’autres encore, à recommencer à apprendre, à envoyer une candidature, à demander de l’aide, à reprendre un projet, à quitter une relation qui nous détruit, à revoir notre manière de prendre soin de notre santé ou simplement à arrêter de dire automatiquement « je ne peux pas ».

La série ne donne pas une réponse identique à tout le monde. Elle renvoie chacun à la direction du Saint-Esprit.

Un examen simple à garder après la série

Pour ne pas laisser ces six leçons devenir seulement une bonne lecture, nous pouvons garder quelques questions comme points de repère. Elles ne constituent pas une formule pour entendre Dieu. Elles résument simplement les grands axes parcourus ensemble.

  • Où suis-je ? Est-ce que je suis encore dans le « là » où Dieu m’a conduit, ou est-ce qu’une saison a changé ?
  • Qu’est-ce qui me conduit ? Le Saint-Esprit, ou la peur, l’argent, la solitude, l’impatience, l’approbation des autres ou le confort ?
  • Qu’est-ce que cette direction produit ? Où en sont ma paix, ma joie, ma croissance, ma liberté et ma capacité à porter du fruit ?
  • Est-ce que je traverse une difficulté sur le bon chemin, ou est-ce que je récolte les conséquences d’un choix que je sais avoir forcé ?
  • Est-ce que je me contente de moins ? Ai-je appelé « normal » quelque chose qui est simplement devenu familier ?
  • Où est ma sécurité ? Dans le résultat que j’attends, ou dans la suffisance de Christ ?
  • Quel est le prochain pas d’obéissance que je connais déjà ?

Ces questions peuvent être reprises régulièrement. Une fois par mois, à la fin d’une saison, avant une grande décision ou simplement lorsque nous sentons qu’un domaine de notre vie devient confus. L’objectif n’est pas de s’observer avec anxiété. Il est de rester disponible à la correction.

Ne pas transformer cette série en peur de se tromper

Il serait facile de terminer ces six leçons en devenant plus inquiet qu’avant : « Et si mon travail n’était pas le bon ? Et si j’avais raté une direction il y a trois ans ? Et si cette difficulté signifiait que je suis hors de la volonté de Dieu ? » Ce serait manquer le cœur du message.

La série ne dit pas que nous devons être certains de chaque décision avant de bouger. Elle rappelle au contraire que le Saint-Esprit sait rediriger. Elle ne dit pas que nous devons analyser chaque émotion. Elle nous invite à développer une relation. Elle ne dit pas qu’une erreur détruit notre destinée. Elle nous demande de ne pas faire de l’erreur une résidence permanente simplement parce que nous avons peur d’admettre qu’il faut changer.

La volonté de Dieu n’est pas un fil tendu au-dessus du vide. Elle est un alignement vivant avec Christ. Et lorsque nous sortons de cet alignement, la grâce ne disparaît pas. Dieu continue de travailler en nous.

« 13car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. »

Philippiens 2.13 · LSG

La touche finale : rester proche de la source

Au fond, les six leçons reviennent toujours au même endroit. Nous pouvons parler de choix, de carrière, de relations, de rêves, de paix, de limites, de peur ou de contentement. Mais la question centrale reste notre proximité avec Dieu.

Si nous cherchons seulement une méthode pour prendre de meilleures décisions, nous risquons de manquer ce que la série essaie de construire. Le but n’est pas seulement de savoir où aller. Il est de devenir une personne qui sait marcher avec Dieu, qui accepte d’être corrigée, qui ne construit pas son identité sur les circonstances et qui ne laisse pas la peur prendre le volant.

L’« endroit appelé là-bas » n’est donc pas seulement une destination à trouver. C’est une manière de vivre : rester assez proche pour entendre la prochaine direction, assez libre pour quitter ce qui doit être quitté, assez patient pour ne pas partir trop tôt et assez content en Christ pour ne pas paniquer pendant l’attente.

Pour méditer

  • Parmi les six leçons, quelle idée a le plus changé ma manière de voir la volonté de Dieu ?
  • Y a-t-il un domaine où je reconnais maintenant que je me suis installé dans moins ? Qu’est-ce qui m’y maintient ?
  • Y a-t-il au contraire une difficulté que j’interprétais comme un signe de partir, alors que je crois maintenant devoir rester et grandir ?
  • Quelle différence est-ce que je vois aujourd’hui entre le contentement et la résignation ?
  • Qu’est-ce que j’ai besoin de renouveler dans ma manière de penser sur mon identité en Christ ?
  • Quels non-négociables dois-je protéger plus clairement ?
  • Quel est le prochain pas, même petit, que le Saint-Esprit me montre ?
[@portabletext/react] Unknown block type "prayerBlock", specify a component for it in the `components.types` prop

Vous n’avez pas besoin de connaître toute la route. Commencez par rester proche de celui qui la connaît.

À propos de cette série

Cette conclusion est une synthèse éditoriale Selani construite à partir des six enseignements de Creflo Dollar de cette série. Elle rassemble les idées déjà développées et propose un temps final de réflexion, sans remplacer les enseignements originaux.

En savoir plus sur Creflo Dollar : Creflo Dollar Ministries.

Les liens vers les six vidéos YouTube originales sont indiqués à la fin de chaque leçon, afin de permettre de suivre les enseignements complets en anglais.

Traduction biblique utilisée : Louis Segond 1910 (LSG), avec recours ponctuel à la JND lorsque la nuance de traduction est importante.